De la Loire à la scène
Toi, émoi
La Loire se prélasse dans son lit
Elle a passé une bonne nuit,
Tandis que la ville se réveille
Avec une bonne gueule de « Blois ».
Je sors à peine de mon sommeil
Et toutes mes pensées sont pour toi.
Ma parisienne tu n’es pas là,
Je voudrais te faire une « Seine »
Pour que tu viennes auprès de moi.
Dans un autre siècle à Talcy,
C’est de Cassandre dont il s’agit.
Ronsard lui susurre à l’oreille
Quelques poèmes tissés de soie
Comme la robe de pourpre au soleil
De cette rose dont il parla
À sa belle italienne de Blois.
Je vous laisse imaginer la scène,
Moi, cela me laisse en émoi.
Aimer sans retour comme lui,
Cela ne dure qu’un temps ma mie.
Un jour j’ai perdu le sommeil
À trop penser à toi et moi.
J’en ai même parlé au soleil
Qui se couchait tout près de Blois
Et j’ai même pleuré dans ses bras.
Lui qui comprenait bien la scène,
A versé une larme, je crois.
Drôle de mise en « Seine »
Fut un temps
Où Apollinaire
Savait me plaire
En évoquant
Le temps qui passe.
Belle mise en « Seine »
Dont il aurait pu
Faire un roman,
Un roman fleuve
Bien évidemment.
Puis je me suis lassé
De ce temps qui passe,
De ce bel amour
Qui n’est plus.
L’élève que j’étais,
S’est élevé
À d’autres pensées.
Les yeux tournés
Vers la Loire,
Je me plais à croire
Que le temps qui passe,
N’est qu’une illusion
Et que rien ne s’efface,
Pas même l’amour
Car il suffit
Qu’on se souvienne
Que l’on soit tout près
De la Loire
Ou de La Seine.
Je te propose
Moi, je te propose une petite pose,
Regarde bien ta vie c’est l’overdose.
Moi, je te propose, il faudrait que tu oses,
Un coin de vie un peu plus rose.
Mais ici c’est loin de Paris,
L’air pur d’ici, ça sent l’ennui.
C’est ce qu’un jour, ton cœur m’a dit
Mais je t’avoue, je n’ai rien compris.
Et si chez toi coule la Seine,
Le pont Mirabeau me fait de la peine.
À Blois en Vienne, je suis sur scène
Et le bonheur coule dans mes veines.
Grâce à cet air de « Liber’thés »
Qui sent l’eau de vie et le café,
Les vieux bouquins qu’on a feuilletés,
Je meurs d’envie de te chanter.
Moi, je te propose une petite pose,
Regarde bien ta vie c’est l’overdose.
Moi, je te propose, il faudrait que tu oses,
Un coin de vie un peu plus rose.
Bien sûr ici, ce n’est pas Paris
Mais près de la Loire il y a ma vie
Et il y a toi quand tu es ici.
Un cours instant, je fais le pari
Toi à Paris et moi sur scène,
Je chante pour toi ma Parisienne,
En espérant que ce jour vienne
Où ma vie sera comme à la scène.
Cassandre avait vingt ans à peine,
Tandis que Ronsard avait de la peine.
Tout près de la Loire était la scène
Comme cette histoire qui est la mienne.
Moi, je te propose une petite pose,
Regarde ta vie c’est l’overdose.
Moi, je te propose, ma toute mignonne,
D’aller un jour voir si la rose.
La Loire et le Loir
Il pleuvait, toujours il pleuvait.
La Loire avait quitté son lit
Et moi, je dormais comme un loir.
Chacun de nous, menait sa vie.
Peut importe qu’elle ait découché,
Peut importe que je sois couché
Car la vie, elle, suivait son cours
Que rien ne pouvait arrêter.
La Loire
La Loire dans sa robe aux mille reflets
Que le soleil, ce matin, vient de lui offrir,
Savoure cet instant qu’elle sait éphémère
En rêvant en secret d’être sa fiancée.
La Loire a bien des histoires à nous raconter,
Histoires d’amour dont les poètes s’inspirent.
Elle a aimé la pluie, les rigueurs de l’hiver,
Même le vent, c’est sa nature, tout lui plaît.
Si un jour la Loire me livrait ses secrets,
J’écrirai un roman fleuve pour lui offrir,
En espérant que mes écrits sauront lui plaire
Et que dans son lit elle puisse toujours rêver.

